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Comment monter son entreprise ?

Aujourd’hui de plus en plus de gens sont tentés par la grande aventure de l’entreprenariat : qu’ils soient salariés, sans emploi ou même déjà dirigeants, nombreux sont ceux qui tentent une reconversion. Mais créer une société à partir de zéro ne s’improvise pas : il faut en effet se poser un certain nombre de questions avant de faire le grand saut.

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Source : Shutterstock

 

Le choix du statut

Quand on décide de créer sa société, le choix du statut juridique est une étape incontournable. C’est en effet ce qui permettra à votre entreprise d’exister légalement et officiellement, impossible donc de passer cette étape. On opère habituellement une distinction majeure entre deux types de statuts, à savoir les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux. Pour faire simple, on peut dire que les premières sont surtout adaptées aux petites entreprises qui font peu de chiffre, et que les secondes sont à privilégier si la taille de l’entreprise est plus importante, et si sa croissance et celle de son chiffre d’affaire doit augmenter rapidement.

Les sociétés de personnes

On appelle société de personnes une société constituée intuitu personae, c’est-à-dire littéralement en fonction de la personne. Cela signifie que la société ne peut être dissociée de la ou des personnes qui la créent, ni transposée à d’autres personnes. Dans cette catégorie, on peut distinguer trois formes de sociétés : l’entreprise individuelle, l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, et la société à responsabilité limitée.

L’entreprise individuelle

Généralement privilégié par les auto-entrepreneurs, ce statut est le plus simple juridiquement parlant : pas d’associé, pas de capital de départ, et pas d’impôt sur les sociétés. Mais c’est aussi le plus limité en terme de développement. Par ailleurs, il crée une fusion entre les biens personnels et ceux de l’entreprise : autrement dit, en cas de dettes, le remboursement peut s’effectuer sur les biens personnels si aucun chiffre d’affaire n’est généré.

L’eurl

Ce type de statut est moins restrictif en terme de revenus, et avantageux quant au régime de l’impôt : le dirigeant peut en effet choisir l’imposition sur les sociétés ou sur le revenu. L’associé unique peut être également le gérant, ou déléguer cette tâche à un tiers. Cette forme de société permet de bénéficier des avantages d’une vraie société, tout en restant seul aux commandes si on le désire.

La sarl

On passe ici à deux associés minimum, pour un maximum de cent. Comme pour l’eurl, le capital de départ est libre et doit être versé à hauteur de 20% lors de la création, le reste étant à verser sur cinq ans. Les prises de décision reviennent en général au gérant, mais l’assemblée générale peut être consultée pour les décisions importantes. Ce type de statut entraîne une imposition sur les sociétés, sauf si la société a moins de cinq ans et remplit les conditions d’une imposition sur le revenu. De par ce type d’imposition, la rémunération du dirigeant est déductible des bénéfices. C’est un statut très courant, car il est adapté à la plupart des projets.

Les sociétés de capitaux

Par opposition aux sociétés de personnes, les sociétés de capitaux sont constituées par rapport au capital qui la composent, et sont donc librement cessibles et transmissibles. On distingue ici deux grandes sous-catégories, à savoir la société par actions simplifiées et la société anonyme.

La sas

Il s’agit de la forme la plus libre des sociétés de capitaux. Le capital de départ est en effet librement fixé, et il n’y a aucune restriction quant au nombre d’associés. Bien que la nomination d’un président soit obligatoire, la prise de décision revient à tous les associés. A noter que le président possède un statut assimilé salarié. La sas est éligible à l’impôt sur les sociétés, sauf si, comme pour la sarl, elle a moins de cinq ans et remplit certaines conditions. De même, la rémunération du dirigeant est déductible des bénéfices. Par sa grande souplesse, ce statut est idéal pour ceux qui souhaitent créer une société à croissance rapide.

La sa

La société anonyme est la forme la plus évoluée des sociétés de capitaux. Elle offre plus de possibilités, mais elle est aussi plus contraignante juridiquement. Un capital de départ de 37 000 euros minimum est notamment imposé, et deux associés au minimum sont nécessaires, sept pour les sociétés côtées en bourse. La société anonyme doit comporter un conseil d’administration composé de 3 à 18 membres, ainsi qu’un président et un directeur général. A noter que ces derniers sont assimilés salariés, mais ne cotisent pas pour l’assurance chômage. Concernant le type d’imposition, c’est l’impôt sur les sociétés qui prévaut. Cette forme de société est à privilégier uniquement pour les entreprises à fort potentiel, qui ont une vocation internationale ou une cotation en bourse.

Analyser son marché

Il est absolument inenvisageable de se lancer à l’aveuglette dans le business de l’entreprenariat ! Le succès de votre activité dépend notamment de la connaissance que vous avez du marché que vous visez, mais aussi de la concurrence : vous devez en effet etudier soigneusement les prestations de vos concurrents directs, et garder un oeil sur eux en permanence.  Pour cela, il est indispensable d’instaurer un système de veille : renseignez-vous notamment sur ce qui se fait déjà sur le marché, à quel prix et à quelle fréquence, par quels prestataires, etc. Vous devez également vous intéresser à votre clientèle cible : définissez un coeur de cible, et étudiez soigneusement ses besoins afin d’y répondre au mieux. Vous pouvez par exemple réaliser des questionnaires à diffuser sur les réseaux sociaux : cela vous permettra de toucher un grand nombre de prospects, sans vous limiter à un panel.

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L’approche marketing

Avant de mettre en place toute stratégie de communication, vous devez donc avoir bien défini votre cible principale. Une fois que vous saurez quel public viser, vous pourrez alors articuler votre approche marketing autour des besoins de votre coeur de cible. Votre stratégie de communication sera conditionnée par plusieurs facteurs. Tout d’abord, posez-vous la question de l’âge de votre clientèle : si celle-ci est plutôt jeune, vous devriez plutôt adopter une stratégie marketing orientée vers le digital, et plus particulièrement les réseaux sociaux. Si au contraire elle est un peu plus âgée, orientez-vous plutôt vers un canal de distribution papier traditionnel. Votre approche marketing conditionne fortement la réussite de votre activité : n’hésitez donc pas à casser la tirelire pour augmenter votre visibilité, et ainsi avoir un retour sur investissement durable.