Yump : Une business-school à la française

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Imaginée sur les bases d’un concept venu de Suède, la première (Young Urban Movement Project) de France a pausé ses valises en Seine-Saint-Denis en 2013. A chaque session, cette business-school fait profiter à 90 , sélectionnées pour leurs projets novateur, d’une formation gratuite et d’un accompagnement personnalisé.

L’idée d’implanter une Yump en banlieue française est née dans la tête de Serge Malik, cofondateur de SOS Racisme, qui s’est entouré de deux entrepreneurs, Tomas Fellbom et Alexander Keiller. Ensemble, ils ont proposé dès 2013, une école destinée à la découverte et au développement de jeunes entreprises à l’avenir prometteur. L’enjeu est de dénicher les « pépites » de demain et de les accompagner dans leur projet.

Aujourd’hui, les incubateurs  Yump se déploient à Marseille et en Ile-de-France dans les villes de Choisy-le-Roi, Evry et Pantin. L’ouverture d’une nouvelle antenne à Paris est en court d’élaboration.

« Une formation hyperpratique »

Pour chaque session organisée, la Yump repaire 90 startupers à fort potentiel et leur propose de profiter d’une formation continue durant environ 6 mois. Au cours de cette période les jeunes entrepreneurs profitent gratuitement des conseils de professionnels et bénéficient de formation nomades chez des partenaires comme Altran, Microsoft , LCL, ou encore Talentis. Tomas Fellbom décrit son objectif éducatif: « Notre challenge est d’offrir une formation hyperpratique, sans livre ni professeur, qui peut s’adresser à tous, des non-diplômés aux bac + 5 ». Afin de pérenniser le viabilité de chaque projet, le Yump propose un accompagnement durant les  cinq premières années de la création de l’entreprise.

Vers une monétisation des formations

Les créateurs de cet incubateur souhaitent dorénavant que la formation et l’accompagnement dispensés par Yump France soient payants, du moins en partie. Tomas Fellbom explique : « Nous avons réalisé que c’était une aberration de faire des académies uniquement pour les personnes issues des banlieues, car cela entretient la ghettoïsation. Désormais, les promotions seront mixtes, même si cette cible reste majoritaire ». D’autre part, Tomas Fellbom estime que la monétisation de la formation pourrait permettre de « diminuer l’absentéisme, un des problèmes du début ». L’équipe du Yump pourrait proposer  : « un système d’argent virtuel lié à l’assiduité, permettant d’acheter des heures avec un spécialiste, ce qui offre aussi plus de personnalisation de l’accompagnement ».

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Journaliste pigiste pluri-sujets, Fanny Abouaf partage la vision pragmatique, pédagogique et efficace de montersaboite.com. Au sein de notre magazine d'actualité, elle traite d'innovation et de leadership et passe en revue quelques conseils en stratégie marketing et commercial.

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